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La direction possède ce document généalogique, retraçant le parcours d’une personne du nom de Pierre Sidos qui vécut au XVIe-XVIIe siècle :

« Dans la classe moyenne et laborieuse des marchands, des procureurs, des artisans, qui, lésés dans leurs intérêts par les guerres, s’en montrent le plus « recreus », qu’on trouve les restaurateurs en 1597 de la compagnie des Pénitens-Blancs. Des deux confréries, celle-ci et celle des Gris, qui avaient été fondées pendant les guerres de religion et s’étaient vu disperser en 1577, la première a très vraisemblablement dû de revivre au rôle alors joué par les Dominicains à Montpellier. Mais le prieur zélé qui la releva fut un certain Pierre Sidos, originaire de Frontignan, et qui y était procureur en la Cour royale ordinaire, lorsque son mariage avec Sandre Saillens, fille d’un bourgeois de Montpellier, l’amena à se fixer dans cette dernière ville, où on le voit, précisément fin mai 1597, procureur au Présidial. Avec lui (1) sont cités le notaire Pierre Gallet, le marchand Jean Finot (2). Évidemment, il y en avait d’autres, mais je manque de moyen de dater leur réception.

Au contraire, il est possible d’établir le moment et les circonstances de la restauration de la confrérie. Tous les auteurs la plaçaient en 1517, par suite d’une omission commise dans le libellé de la plus ancienne liste connue des confrères. Mais un autre texte et les renseignements apportés sur Pierre Sidos ne laissent aucun doute sur la correction à opérer : c’est de 1597 qu’il s’agit. En outre, les fêtes de la Pentecôte furent choisies pour cette restauration, soit qu’antérieurement la Compagnie ait existé sous le patronage du Saint-Ésprit, soit qu’elle l’ait adopté alors. On gagnait à ce moment, le jubilé et le P. Michaelis prêchait. Le mardi 21 mai il y eut, vers les six heures du soir, absolution générale ; le vendredi matin, une procession, et le soir un nouveau pardon. Même programme le lendemain. La fête de la Pentecôte couronna le tout. Pierre Sidos survécu peu à ce succès, dans l’année même il mourait. ».

(1) « En 1602, le chanoine Pierre Darles , ancien confrère d’avant 1577, est inscrit suite après feu Pierre Sidos, « premier restaurateur et qui a remis sus lad. Compagnie, débandée à cause des guerres ».

(2) « L’un des principaux et premiers qui a assisté et accompagné feu frère Pierre Sidos a la remise de confrérie ».

In « Mémoires de la Société Archéologique de Montpellier », deuxième série, Tome VI de 1918 en pages 547-548.

Ainsi, nous retrouvons un ancêtre du nom de Pierre Sidos en pleine période de ladite Renaissance.