Reproduction de l’entretien accordé par Pierre Sidos à la revue Synthèse nationale, en octobre 2007 :

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Synthèse Nationale – Aujourd’hui, plus que jamais notre identité est menacée. Quel est, à votre avis, le facteur le plus déterminant qui participe à ce danger?

Pierre Sidos – C’est le cosmopolitisme sous toutes ses formes. Soit politico-économique: démocratie libérale et commercialisme financier; géographique: internationalisme continental et planétaire; physique: immigration extra-européenne inassimilable à notre atavisme et nos traditions; intellectuel: comportement fondé sur un relativisme généralisé niant toutes hiérarchies; théologique: oecuménisme version Vatican II, christianisme judéisant de l’hérésiarque Lustiger, intrusion dans la vie de nos cités de moeurs ethnico-culturels, qui sont étrangers à notre patrimoine moral et culturel, tels que le pro-talmudisme et l’islamophilie.

S.N. – Intégration, assimilation, communautarisme… des notions aujourd’hui mises en avant en raison des problèmes liés à l’immigration. Comment envisager une réponse crédible et réaliste?

P.S. – La réponse crédible et réaliste réside dans le refus du cosmopolitisme dans tous les domaines, au nom et en application de doctrines nationalistes éprouvées, avec l’usage d’une méthode correspondante s’exprimant dans un vocabulaire précis et admissible, soutenue par une action double à la fois publique et discrète.

S.N. – Le nouveau pouvoir incarné par Nicolas Sarkosy, avait mis l’identité nationale au centre de ses préoccupations électorales. Pensez-vous que ces promesses (qui ont sans aucun doute contribué à l’échec du Front national) soient dignes de confiance?

P.S. – Trop de « nationaux » crédules ont fait confiance aux promesses formulées sur l’identité par Nicolas Sarkosy en 2007 comme d’autres en avaient fait autant pour De Gaulle en 1958 sur la souveraineté. A un demi-siècle de distance c’est la réédition du célèbre: « Je vous ai compris. » Dans le cas récent, nos compatriotes naïfs ou sincères ont été dupés par des propos habiles et trompeurs, avec pour conséquence l’intronisation à la tête des
affaires françaises d’un cosmopolite-type, inné pour tout dire.

S.N. – Voyez-vous une hiérarchie dans la défense de notre identité, régionale, nationale, européenne, chrétienne… ?

P.S. – Il convient tout d’abord de bien définir la notion d’identité. Celle-ci devant s’entendre comme l’ensemble des caractères naturels (physiques, territoriaux, familiaux), qui permet d’établir la distinction fondamentale existante entre soi-même et les autres. Décliner son identité pour un être humain ou un groupe social c’est relater ce qui les rattachent à leurs origines et leur filiations. Alors qu’établir sa personnalité individuelle ou collective, c’est non seulement assumer pleinement l’héritage de sa propre identité, mais en plus la magnifier par l’apport d’éléments supplémentaires au sein d’une communauté de destin avec des semblables, en entente convenue sur le passé, en accord solide dans le présent, en voulant rester unis dans le futur. D’où, pour assurer la survie d’une identité naturelle plus ou moins prononcée dans un espace, mais aussi indiscutablement associée à une personnalité historique acquise dans le temps, il est absolument nécessaire de reconnaître la priorité du « national » en doctrine et d’admettre la priorité du « politique » dans la pratique.

S.N. – Quel bilan tirez-vous de vos années de militantisme, que ce soit à titre personnel ou à travers les associations, mouvements ou médias auxquels vous appartenez ou avez appartenu?

P.S. – Un très long engagement militant mené avec opiniâtreté, et je crois avec lucidité, au sein d’organisations irréprochables (Jeunesse franciste, Jeune Nation, OEuvre française), sans cesse sous le même drapeau, en grande partie sous le signe de la croix celtique blanche, avec une fidélité reconnue dans la transmission authentique du message nationaliste __ certes au prix de nombreux sacrifices consentis ou subis, notamment sept
années de captivité ou clandestinité __ , se révèle déjà à mes yeux comme globalement positif, et le sera aux regards de l’avenir beaucoup plus encore de par son exemplarité, au-delà du manque apparent de résultats très probants obtenus au cours de la période écoulée.

S.N. – Dans quelle forme d’action vous situez-vous (politique, spirituelle, métapolitique, culturelle, sociale…) pour apporter votre contribution à ce combat nécessaire?

P.S. – L’apport d’une contribution doit être nécessairement précédé par la connaissance de l’utilité et des conditions de la réalisation d’un projet quelconque. Dans le cas d’un regroupement à venir de différentes associations et publications, conciliant et concrétisant des aspirations communes pour la conservation d’identités naturelles, la garantie apportée d’une solide expérience politique ne peut s’accommoder qu’avec une proclamation d’hostilité totale à toutes sortes de cosmopolitisme et d’une reconnaissance sans réserves du fait historique national. Sans cela le discours « unitaire » et « identitaire », si sincère soit-il, n’a aucune finalité envisageable, mais reste seulement susceptible d’exciter l’intérêt momentané d’individualités déçues ou bien la curiosité de chercheurs sempiternels, ou encore l’approbation des personnes inexpérimentées.