0 - Jeanne d'ArcJeanne d’Arc c’est la France, la France c’est Jeanne d’Arc. La France des Français, des Français de toujours.

Jeanne est née un six janvier, jour de l’Épiphanie, en l’an 1412, aux limites des duchés de Lorraine et de Bar ainsi que du comté de Champagne, dans un village portant le nom de Remi, l’évêque de Reims qui avait baptisé Clovis.

Elle naquit à l’époque d’une chrétienté qui connut jusqu’à trois papes à la fois, et grandit dans un temps ou deux rois se disputaient la même couronne de France, au cours de la guerre de Cent Ans.

Pour anéantir le funeste traité de Troyes, qui avait marqué l’abandon de la souveraineté nationale et conduit le pays au bord de la perte de son indépendance, Jeanne, en faisant de la sauvegarde de la France une œuvre divine et du nationalisme une vertu chrétienne, quitte la maison paternelle à l’âge de dix-sept ans, en écoutant seulement ses Voix, qui sont celles du sang, du sol et du ciel. (1)

Évènement inouï, une vraie jeune fille, bonne chrétienne et parfaite française, va accomplir une mission politique et militaire admirable, obtenir la levée du siège d’Orléans qui durait depuis sept mois, être victorieuse à Patay, prendre Troyes, conduire le dauphin Charles à Reims la ville du sacre, tout cela en une centaine de jours, alors qu’avant sa venue tout n’était que défaites françaises.

À la noblesse naturelle de Jeanne s’ajoute dans l’immédiat l’acte royal de son anoblissement: deux fleurs de lys d’or flanquant une épée d’argent pointée vers une couronne d’or, lesdites armes sur fond d’azur. L’exemple de sa pureté exceptionnelle justifia plus tard une sanctification de portée universelle.

Après sa capture à Compiègne, son procès et sa condamnation à Rouen, à la fin d’une chevauchée héroïque de quatre mille kilomètres, au terme tragique de sa courte existence, Jeanne naissait à la vie éternelle le 30 mai 1431. Depuis, elle est sans aucun doute l’ange gardien de la nation. Jeanne d’Arc c’est l’accord de la priorité du politique avec la primauté du spirituel.

Texte rédigé par Pierre Sidos dans les années 80.

jeannedarc_sacreingres

(1) Voir: André Gandillon –  La France; un sol, un sang, un destin