Rédigé par Pierre Sidos dans Droite ligne, pour le dossier « L’Identité nationale : on n’en débat pas, on la défend ! », en mars 2010 :

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La France n’est pas une chose indéfinie ou définissable de trente-six façons, pas seulement une contrée géographique (le Territoire), pas non plus une figure géométrique (l’Hexagone), pas un objet désignable par un adjectif démonstratif neutre (« Ce » pays), pas spécialement un régime politique (la République), certainement pas une ou plusieurs équipes dites sportives.

La France, c’est un État, jusqu’alors souverain, présentement dominé par les membres apatrides de conseils politico-financiers occultes, contrôlant un gigantesque consortium de sociétés supranationales anonymes, exerçant une tutelle cosmopolite par le biais de coteries politiciennes toutes soumises à une ligue internationale, la Licra.

La France, c’est un peuple, qui en est le corps national. Le peuple de France est composé d’êtres bien définis, historiquement et biologiquement.

Être Français, c’est posséder une particularité héréditaire, qui reflète l’histoire millénaire du rassemblement, autour de la famille capétienne et de la région parisienne, d’éléments uniquement de souche européenne, de même tradition spirituelle, de culture intellectuelle commune. Être Français, c’est s’exprimer couramment dans la langue nationale; tout en respectant l’usage des parlers de provinces limitrophes, à populations et coutumes réunies au centre plus tardivement.

Être ou devenir compatriote, c’est devoir partager indissolublement la même origine, la même volonté présente, les mêmes aspirations pour l’avenir; sinon, c’est le désordre anti-naturel et anti-national, c’est le chaos socio-culturel qui bafoue la volonté divine de différenciation et de préférence.

Pour un Français contemporain, l’opposition entre droit du sang et droit du sol (en latin, « Jus sanguinis » et « Jus soli ») doit être considérée comme un débat étranger, périmé, inutile. Déjà, dans les siècles passés, droit du sang et droit du sol ont été complémentaires en France. L’un comme l’autre sanctionnant l’appartenance à la souveraineté nationale régnante. S’en tenir aujourd’hui au strict droit du sang impliquerait l’absurdité de s’interdire la moindre naturalisation; s’en tenir au seul droit du sol serait reconnaître une priorité exorbitante au lieu de naissance.

L’identité française d’un être n’est pas le résultat d’un acte administratif, c’est la reconnaissance d’une hérédité ou d’une adoption avec adhésion impérieuse du récipiendaire à l’Histoire de France. Seule l’appartenance au peuple de France – expression préférable à celle de peuple français, plus contractuelle que successorale, la première indiquant que l’on appartient au corps national, la seconde au corps électoral, ce qui n’a pas la même valeur – confère au pronom personnel du singulier « Je » l’usage mérité du pronom également personnel mais du pluriel « Nous ». Le « Nous » de majesté d’autrefois, transposable dans la formule à la fois individuelle et collective de « Nous, Français ».

Nous-mêmes, chez nous, pour nous.

Propriétaires légitimes des biens de notre patrimoine, dont nos terroirs, le sol de France, notre patrie, nos familles, le sang de France, notre peuple, nos croyances, le ciel de France, notre spiritualité.

Héritage à caractère sacré, transmis régulièrement de génération en génération, mais depuis des décennies en cours d’expropriation, au nom d’une idéologie internationaliste utilisant les faux bons sentiments humanitaires, tels les prétendus « droits de l’homme » et le soi-disant « anti-racisme ».

Cette spoliation étant opérée au profit de populations déracinées, extra-européennes, réfractaires à nos valeurs traditionnelles, se comportant comme devant avoir les mêmes droits que les propriétaires que nous sommes; pas du tout comme des visiteurs ou des hôtes, mais en locataires abusifs exigeant les titres et droits de propriété du seul fait d’une présence nombreuse, prétentieuse, dispendieuse.

D’où une situation de plus en plus insupportable entre nous et eux. Eux, c’est-à-dire les envahisseurs de notre vie intérieure, étrangers à la nature de notre sol, au génie de notre peuple, à la foi de notre ciel.

Ce qui explique pourquoi, avec les plus clairvoyants de nos compatriotes, nous rappelons avec opiniâtreté le droit indiscutable pour les Français de vivre tranquilles à demeure et maîtres de leurs affaires.