Extraits du discours de Pierre Sidos, lors du XIVe Forum de la nation, le 15 octobre 2011, à Lyon :

P-SIDOS-b-150ppp-220x119

Rappel que l’on n’a pas toujours voté en France comme maintenant, et du comportement à observer quant aux élections en général.

C’est la malhonnêteté et la malfaisance du règne de l’argent, des menées occultes et des influences étrangères, qui a imposé aux Français la pratique absurde que l’on appelle « le suffrage universel ». Lequel consiste, à toutes occasions, selon des modes de scrutins interchangeables, avec le recours à de multiples trucages, à obtenir – et souvent de ne pas en tenir compte ultérieurement – une opinion passagère exprimée anonymement par le plus grand nombre de suffrages, dont le niveau ne cesse de diminuer à chaque élection, au point d’atteindre parfois cinquante pour cent. Cette comédie à répétition se jouant généralement au nom des « valeurs » d’une liberté (celle du renard dans un poulailler), d’une égalité (plus égale pour les uns que pour les autres), d’une fraternité (à la manière de Caïn vis-à-vis de son frère Abel). Ainsi l’électoralisme, tare et sauvegarde du système démo-ploutocratique, est une théorie de la lutte des places, avec un accaparement durable ou une redistribution alternative de sièges au profit d’arrivistes sans convictions.

Cependant, il y a des cas où la présence dans des compétitions électorales peut s’expliquer. Cela présuppose l’intention sincère de diffuser des idées nationalistes et si possible de pouvoir les mettre en application en partie d’une façon effective, notamment à l’échelon communal. Tout en sachant très bien que la France ne s’est pas faite par les urnes, qu’elle a été défaite par les urnes, qu’elle ne peut se refaire par les urnes.

Réaffirmation de la règle générale de vie sur laquelle s’accordent la pensée et l’action des membres de l’Œuvre française.

Il faut donner constamment la priorité au national sur l’étranger, aux principes sur les princes, aux idées sur les individus, à la sélection sur l’élection, à la politique sur l’économique, au talent sur l’argent, à l’ordre sur le désordre, à la réflexion sur le réflexe, à la qualité sur la quantité, à la beauté sur l’utilité, et encore à l’esprit sur la technologie, à la sagesse sur la vitesse.

Il s’ajoute l’adhésion complète aux principes généraux du nationalisme de marque authentiquement française, qui sont : le salut de la nation est la loi suprême, la légitimité prend sa source dans la durée au service de la nation, le droit de la nation est supérieur aux droits externes, l’existence de la nation n’est pas liée à une forme particulière de régime, l’unité de la communauté nationale ne peut être mise en cause par l’activité contradictoire de collectivités politiques ou confessionnelles.

De plus, en recherchant une meilleure connaissance commune de l’histoire contemporaine, le nationalisme régénéré que professe l’Œuvre française proclame qu’un accord sur le passé commande toute vue sur l’avenir, car comment avoir de saines réactions ensemble devant des événements surprenants, si l’on ne possède pas en mémoire les mêmes références apprises antérieurement.

Énoncé du point de la doctrine nationaliste relatif aux données politiques applicables à ceux qui dirigent.

La francité : la condition préalable c’est d’être un Français naturel, de nationalité unique, en référence à un patrimoine historique exceptionnel assemblé au cours d’un millénaire et demi.

La catholicité : l’appartenance à la même patrie terrestre et spirituelle que Saint Louis et Jeanne d’Arc, oblige à suivre la règle morale qui servi à créer et à maintenir la France dans le respect des fondements de la civilisation helléno-romano-chrétienne.

La masculinité : la conduite de l’action civique, en esprit et par la nature des choses, est assimilable à la fonction militaire, ainsi qu’à la condition sacerdotale. La participation de l’élément féminin, dans tous les domaines de l’activité sociale, devant être impérativement garantie en raison de ses qualités affectives et pratiques propres.

L’unicité : l’autorité suprême personnalisée – à désigner de préférence par le terme de monocratie – doit s’exercer, en ses conseils, au service des besoins vitaux de la collectivité nationale et des membres qui la composent. L’État souverain, à l’origine de la constitution fondamentale de Ja nation française, a consacré les formes institutionnelles convenant le mieux au gouvernement représentant l’ensemble des réalités familiales et municipales, professionnelles et culturelles du peuple de France, en ses structures.

La continuité : la préservation de l’identité de la France étant considérée comme essentielle, l’existence stable d’une direction indépendante et impartiale, menant une politique nationale d’intérêt public, s’impose. La nomination de chacun des responsables centraux ou locaux doit s’accorder selon les critères de compétence, de dévouement et de loyauté. Une transmission familiale automatique de poste, pas plus qu’une attribution d’après un processus électoral aléatoire, ne peut suffire à justifier l’accession à une fonction de responsabilité.

index