Maréchal Philippe Pétain (2)

Philippe Pétain est le dernier souverain que la France ait connu. Né en 1856 sous le second empire, saint-cyrien à 20 ans sous la troisième république, colonel à la déclaration de guerre de 1914, général d’armée dix mois après en juin 1915, vainqueur de la bataille de Verdun en 1916, généralissime des armée française en 1917 maréchal de France en 1918, membre de l’académie française en 1931, ministre de la guerre en 1934, ambassadeur de France en 1939, vice président puis président du Conseil des ministres en 1940, la même année devient chef de l’État par un vote en sa faveur de 569 parlementaires contre 80, règne sur la France avec des vicissitudes diverses jusqu’au mois d’août 1944, toujours entouré d’une immense popularité. Emmené en captivité par les Allemands, qui le libèrent en direction de la Suisse dans les derniers jours de la guerre, il rentre volontairement en France pour se présenter devant une Haute Cour de Justice de circonstance. Le 15 août 1945 il apprend qu’il est condamné à mort, verdict connu d’avance de par la composition politique du jury. Après six ans de détention il décède à l’île D’Yeu le 23 juillet 1951, à l’âge de 95 ans, étant alors le plus vieux prisonniers du monde.

Au terme d’une comparution qui avait duré trois semaines le maréchal Pétain déclara : « Au cours de ce procès, j’ai gardé le silence, après avoir expliqué au peuple français les raisons de mon attitude. Ma pensée, ma seule pensée, a été de rester avec lui sur le sol de France, selon ma promesse, pour tenter de le protéger et d’attenter ses souffrances. Quoiqu’il arrive, il ne m’oubliera pas. Il sait que je l’ai défendu comme j’ai défendu Verdun. Messieurs les juges, ma vie et la liberté sont entre vos mains, mais mon honneur, c’est à la Patrie que je le confie. Disposez de moi selon vos consciences. La mienne ne me reproche rien, car, pendant une vie déjà longue, et parvenu à mon âge au seuil de la mort, j’affirme que je n’ai eu d’autre ambition que de servir la France. »

En vérité, l’œuvre salvatrice mené par le « régime de Vichy », sous l’autorité souveraine du plus illustre des français du XXème siècle, avec l’approbation du peuple de France et la reconnaissance diplomatique du monde entier, de la Confédération helvétique à la Cité du Vatican, des États-Unis d’Amérique à l’Union soviétique, n’a toujours trouvé comme détracteurs que les tenants intéressés de l’iniquité juridique, de l’ignorance historique ou de la haine idéologique.

 

Rédigé par Pierre Sidos le 11 novembre 1997.