IMG_20140924_0002Les deux chefs-d’œuvre de la statuaire de la cathédrale de grès rose sont incontestablement, au double portail du croisillon sud, l’Église et la Synagogue. C’est aux extrémités de ce portail méridionale que dans la décoration générale d’inspiration gothique, datant du milieu de XIIIème siècle, se répondent l’Église de « l’alliance nouvelle et éternelle » et la Synagogue de la filiation hébraïque caduque.

L’écrivain catholique Paul Claudel (1868-1955) en a saisi merveilleusement la symbolique : « La première, en effet, elle a cette couronne en tête et ce sceptre dans la main qu’elle a hérité de son époux… Au rebours du mouvement de son corps, détourne la tête, son visage et ses yeux bandés (elle aussi, elle n’a plus de lampe pour lire) vers cet alliciant morceau de parchemin au bout de sa main gauche, qui est une espèce de proclamation au code adressé par le vide. »

Pierre Sidos, en réflexion de son voyage en Alsace, à la Pentecôte 1997.