Cette note est un complément au texte intitulé « Le 14 juillet, une imposture partisane devenue une pseudo-fête nationale ».

Dès l’origine de l’Œuvre française, il a été question de remplacer le « 14 juillet » par une « Fête de la France », nationalement impartiale et à jour fixe.

Pour une personne, un groupe humain, une institution, le choix d’une fête annuelle principale peut se porter sur la date de sa naissance ou celle établie dans le calendrier au nom de son saint patron.

Or, il est infaisable de donner une date précise de naissance à la France, en raison de la multiplicité des indications historiques pouvant être retenues; sans compter les tentations de parti pris immanquables.

D’un point de vue purement nationaliste, la référence à Jeanne d’Arc serait la plus favorable. Mais alors la controverse, sans conclusion indiscutable, porterait sur la priorité d’une date sur les autres: sa naissance le 6 janvier (jour de l’Épiphanie et fête des rois); la délivrance d’Orléans le 8 mai (fête de la « victoire » de 1945); la solennité religieuse le 30 mai (jour de sa mort-sacrifice); le deuxième dimanche de mai (date flottante adoptée en 1920 par la troisième République).

D’où, la préférence pour l’établissement de la date du 15 août comme le jour de la fête nationale des Français. Avec l’avantage incomparable d’être déjà une fête légale, la principale fête patronale de la France, la célébration de la Saint-Napoléon, la commémoration de la grande manifestation réparatrice du 15 août 1989 à Paris en réponse au bicentenaire officiel du 14 juillet 1789. Le « 15 Août », Fête de la France.

Pierre Sidos.