La Révolution de 1789
Un événement anti-chrétien et anti-national

La révolution de 1789 est avant tout une sorte de guerre de religion: une guerre déclarée par les philosophes naturalistes contre la religion chrétienne. Les révolutionnaires d’alors s’opposaient radicalement aux commandements divins et aux obligations morales et sociales qui en découlent. Ils étaient les adeptes d’un Contre-Évangile: La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, libéral et égalitaire, à prétention fraternelle. Les sectateurs de cette idéologie cosmopolite engendrèrent un nouveau système politique, par le bouleversement de l’ensemble des valeurs constructives de notre pays. La commémoration du bicentenaire de cet événement anti-chrétien et anti-français est un scandale. Un mouvement contraire, à la fois spirituel et national, est donc parfaitement légitime. Il faut démystifier la révolution, dite française, en commençant par rappeler ce qu’elle fut. La révolution c’est:

-La persécution anti-religieuse, avec pour but l’anéantissement du christianisme.
-La tyrannie des clubs révolutionnaires et des sociétés secrètes.
-La terreur (massacres de Septembre, colonnes infernales au moment du génocide vendéen, canonnades de Lyon, noyades de Nantes, fusillade à Toulon, guillotinade partout en France : par exemple, à Orange, 331 exécutions de la sorte).
-La disparition officielle des provinces historiques françaises.
-L’abolition des libertés locales et familiales, dont la liberté testamentaire.
-La suppression des corporations et l’interdiction de tous groupements professionnels.
-L’introduction d’une notion idéologique de la nationalité, accordant celle-ci aux écrivains étrangers favorables aux idées révolutionnaires, admettant sans limites des étrangers dans les clubs, les assemblées, les administrations, les journaux.
-La plus grande banqueroute financière et économique de toute l’histoire de France.
-La dispersion d’une grande partie du patrimoine artistique et le saccage de milliers d’œuvres d’art. (À ce sujet, les guides verts « Michelin » actuels font souvent référence au « vandalisme révolutionnaire » de l’époque).
-Le point de départ de 25 ans de guerres inter-européennes, avec l’instauration du système dit de « la Nation armée » provoquant l’énormité des pertes humaines sur les champs de bataille, bafouant l’ordre militaire traditionnel et entraînant la mise à bas de la marine la plus puissante jamais possédée par la France: la Royale.

Et c’est à l’occasion du 200ème anniversaire de cette imposture générale qu’est la Révolution que l’actuel ministre de la Défense, le socialiste Jean-Pierre Chevènement, prépare le mauvais coup contre l’École spéciale militaire de Saint-Cyr qui est de vouloir imposer comme nom de baptême à la promotion de cette année celui de « Bicentenaire de la Révolution ». Cette information non encore divulguée devant prendre effet le jour « du Triomphe », qui se situe le dernier dimanche du mois de juillet, alors que bien évidemment une telle dénomination est absente de la liste des trois noms traditionnellement opposés par les jeunes officiers au choix de l’Autorité. Dès maintenant, il faut alerter contre le projet ministériel, au prétexte que les principales victimes des journées révolutionnaires du 14 juillet 1789 et du 10 août 1792 furent de valeureux soldats, dont un bon nombre d’officiers*.

Devant conclure, disons que le rétablissement de la France en toutes choses passe par le renversement du « mythe de 89 », dont le panneau-réclame est la Déclaration des droits de l’homme, qui a servi depuis à justifier tous les abus, toutes les persécutions, toutes les oppressions. La réussite et la pérennité de cette entreprise sont conditionnées par la fidélité à la Tradition, dans l’unité de tous ceux qui sont encore « du Christ » et « de France »; en se souvenant aujourd’hui du message délivré, un jour, il y a 2000 ans, sur la route d’Emmaüs: « Restons ensemble, il se fait tard ».

Texte de l’allocution prononcée par M. Pierre Sidos, président de l’Œuvre française, le samedi 21 janvier 1989, salle de la Mutualité à Paris; au cours du déjeuner de 1000 couverts, qui s’est tenu lors de la grande journée contre-révolutionnaire, organisée par l’Association 15 août 1989.

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* Le ministre de la Défense d’alors s’est finalement ravisé, son choix s’étant porté sur le nom de Tom Morel, Théodose Morel, dit « Tom », jeune lieutenant issu de Saint-Cyr qui avait rejoint par patriotisme la résistance armée dans les Alpes. Il fut tué en 1944, au plateau des Glières, lors d’une confrontation avec le commandant Lefebvre, des groupes mobiles de réserve (G.M.R.). Ce dernier fut abattu à son tour. Rien d’étonnant, en cette année du Bicentenaire de discorde nationale, que certains  se plaisent à raviver le fratricide de deux officiers français dans un temps de guerre civile.

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