Statue_de_Charlemagne_devant_Notre_Dame02

     La statue de Charlemagne accompagné de ses preux, Roland et Olivier, sur le parvis de la cathédrale de Paris; celle qui décore une des places de Liège; celle encore qui se trouve Aix-la-Chapelle; la couronne dite « de Charlemagne » conservée à Vienne, certifient, pour les Français et les Belges, les Allemands et les Autrichiens, aussi les Hollandais et les Danois par d’autres souvenirs, la reconnaissance de leurs racines carolingiennes.

     Les Français n’ont jamais cessé de se réclamer de Charlemagne. Leurs rois ont proclamé qu’ils étaient incontestablement dans son lignage; Jeanne d’Arc demandait ensemble de prier Charlemagne pour le salut de la patrie; Napoléon 1er affirmait ressusciter l’empire carolingien; il n’y a pas si longtemps, Charlemagne était le patron des écoliers et lycéens de France, l’Université de Paris célébrait sa fête en grande pompe tous les 28 janvier.

Quant à l’Europe, dont Charlemagne demeure le symbole, il est essentiel de savoir que ses valeurs intellectuelles et spirituelles traditionnelles constituent une façon commune d’être, de croire et de penser, qui est en contradiction totale avec les menées anti-nationales, les théories anti-sociales, les pratiques anti-naturelles de la soi-disant Europe de Maëstricht. Il ne faut pas opposer les deux termes de nation et d’Europe, ni nier l’un par l’autre. Défendre la nation, contre la dissolution du dedans et l’invasion du dehors, c’est le préliminaire indispensable pour préparer une renaissance européenne gardant l’esprit de ce que fut la « renaissance carolingienne » en son temps.

Pierre Sidos, le 28 janvier 1985.