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Ce que chante Jean-Paul Gavino, ce que dit Pierre Sidos.
«Politiquement incorrect» est le sixième album CD de Jean-Paul Gavino, l’homme de l’honneur et de la fidélité à l’Algérie française. Je les ai tous, ses albums. Mais je crois que celui-là, bien servi en outre par les beaux textes de Jean-Louis Morel, de Jean-Yves Robert, de Louis Alberteli, fera date.
Et Jean Paul Gavino, l’homme de tous les courages, le sent bien qui dit :
«Nous nous battons contre une machine infernale «pot de terre contre pot de fer», contre la «pensée unique». Je doute de la victoire par rapport à l’inégalité des forces en présence, mais j’ai décidé pour mes fidèles amis, pour mon fidèle public, pour tous les gens bâillonnés, de chanter encore ce que je pense, ce qu’ils pensent. C’est pourquoi le combat continue !»
Alors écoutez et donnez à entendre – à vos parents, à vos amis, à vos enfants – ces chansons d’un homme debout dont les albums ne sont ni médiatisés, ni référencés, ni distribués par un système totalitaire qui n’a rien envier aux régimes communistes.
Écoutez Jean-Paul Gavino dire, avec son immense talent, l’honneur de la parole donnée, le 26 mars 1962 à Alger et le 5 juillet 1962 à Oran, le soleil de la France. Écoutez-le crier : «Si vous n’bougez pas, il va vous arriver, si vous n’bougez pas, alors vous subirez, ce qu’ils ont fait à nos parents, ce qu’ils ont fait à nos enfants, au temps où nous vivions là-bas.»
Les chansons de Gavino sont des armes contre le showbiz pourris, les médias censeurs et le pouvoir anesthésiant. Apportez-leur un surcroît de munitions (Éditions GM, 68 rue de la Fraternité, 93170 Bagnolet. Tél : 01.49.88.91.92).
Une famille française
Le 14 janvier 1995, Pierre Sidos était l’invité des «Lundis de Reconquête» animés à l’époque par Alain Sanders. Il y fit une conférence remarquée. Elle est restée dans tous les cœurs. Vous pouvez la découvrir dans un CD intitulé «Une famille française».
S’il fallait, un jour, résumer les heures et malheurs de notre pays à travers la saga d’une famille, l’histoire de la famille Sidos, né le 6 janvier 1927 à Saint-Pierre d’Oléron, serait emblématique. De Jean Sidos mort au champ d’honneur le 16 juin 1940 à l’âge de 20 ans à Henri Sidos, mort au 14 mars 1957, en passant par François Sidos, fusillé le 28 mars 1946 à La Rochelle par des «épurateurs» fanatiques, cette famille n’a jamais ménagée ni sa peine ni son sang.
En 1951, Pierre Sidos fonde le mouvement Jeune nation qui, jusqu’en 1958, année de sa dissolution, jouera un rôle déterminant dans le combat pour le maintient de la présence française outre-mer. Après la dissolution de Jeune nation, un autre que Pierre Sidos, qui avait déjà eu a subir, à 17 ans, les fureurs épuratrices au camp du Strutthof, aurait baissé les bras. Pas lui. Il commence par publier un journal – qui battra tous les records de saisies et de poursuites – Jeune nation, et décide de fonder un nouveau mouvement : le Parti nationaliste.
Le 6 février 1959, à la Mutualité, devant des milliers de participants, le Parti nationaliste est lancé. Il ne durera que six jours : le 12 février, le gouvernement le fait interdire. Ce sont là des choses oubliées. À tort. On ne saurait donc trop féliciter Pierre Sidos d’avoir, dans un autre CD, magnifiquement orné de l’insigne du Parti nationaliste, donné de très larges extraits de son discours-fondateurs du 6 février.
Les deux CD, «Une famille française» et «Discours du 6 février 1959», sont à commander à : l’Œuvre française, 4 bis rue Caillaux, 75013 Paris.
Pierre Sidos est titulaire d’un «Diplôme d’honneur de combattant de la liberté» qui lui fut décerné en 1958 par le général hongrois Veress de Valnok Lajos, pour «sa participation héroïque aux combats pendant l’insurrection nationale hongroise du 23 octobre 1956 contre le communisme».
Olivier Malentraide – Présent – Littéraire. Samedi 19 juin 1999.