Pourquoi l’association :

01L’association « Les Amis de Pierre Sidos » a été créée le 11 novembre 2013, jour anniversaire de l’armistice de 1918, et alors que nous allions célébrer en 2014 le centenaire de la Grande Guerre.
C’est aussi le jour de la Saint-Martin qui symbolise le partage, grande valeur chrétienne.
Sous ces auspices, nous nous sommes donné pour but de promouvoir l’œuvre patriotique de la famille Sidos (article 2 des statuts).
Depuis plus de soixante-dix ans, Pierre Sidos, homme d’action, a fait progresser le combat nationaliste en France avec honneur et fidélité.
Notre mission est de faire connaître par tous les moyens appropriés (publications, sites, conférences) l’oeuvre du patriote Pierre Sidos ainsi que de sa famille :
– son père, François, Croix de guerre 1914-1918, médaille militaire, Légion d’honneur à titre militaire et inscrit au Livre d’Or des soldats de Verdun (sous le numéro 16066) ;
– ses frères, Jean (†1940) et Henri (†1957), militaires professionnels qui ont fait le sacrifice de leur vie au service de la patrie ; et également François (engagé volontaire, Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil, médaille militaire) et Jacques, qui furent également des militants de la cause nationaliste.
Durant son long engagement, Pierre Sidos a donné une impulsion particulière à la rénovation doctrinale et pratique du nationalisme français traditionnel.
Tous ceux qui nous rejoignent contribuent à la poursuite de l’action de Pierre Sidos pour la France.

Qui est Pierre Sidos ?

PSPierre Sidos est né à Saint-Pierre d’Oléron le 6 janvier 1927, dans une famille de patriotes et de combattants.
Son père, militaire de carrière, croix de Guerre 1914-1918, Médaille militaire, chevalier de la Légion d’honneur, eut une attitude exemplaire durant la première guerre mondiale. Sa mère, d’origine corse, était issue d’une lignée aux convictions napoléoniennes.
Il eut quatre frères et une sœur.
C’est la mort héroïque de son frère aîné, Jean, en 1940, à l’âge de vingt ans, près de Maintenon (Eure-et-Loir) face à l’avance allemande, qui fut l’élément déclencheur d’une vie consacrée au militantisme patriotique : dès l’âge requis atteint, en 1943, il s’inscrit à la Jeunesse franciste de Marcel Bucard.
Par ailleurs, son père, devenu haut-fonctionnaire sous l’État Français, fut chargé de fonctions qui devinrent autant de chefs d’accusation pour les gaullo-communistes de « l’Épuration » et leurs complices, en 1945. Il fut tour à tour délégué régional du ministère de la Justice en 1941 (chargé des sectes, donc des francsmaçons), puis l’un des inspecteurs généraux au Maintien de l’ordre, dépendant de Joseph Darnand, secrétaire d’État au ministère de l’Intérieur. Il fut arrêté avec son épouse et ses enfants. Il fut fusillé à La Rochelle, le 28 mars 1946.
Quant à Pierre Sidos, âgé de dix-sept ans, du fait de son engagement dans la Jeunesse franciste, après plusieurs mois d’emprisonnement dans des conditions difficiles, il est condamné à cinq années de captivité, passées en grande partie au Struthof, ancien camp allemand de concentration, situé aux environs de Strasbourg, où furent incarcérés 2 000 jeunes Français militants de la cause nationale. C’est là qu’il conçoit la nécessité d’un emblème stylisé d’inspiration nationaliste : la croix celtique.
Mis en liberté conditionnelle le 4 août 1948, il trouve tout de suite une occupation professionnelle dans l’industrie. Il fonde le mouvement Jeune nation en mars 1950, puis est appelé à Versailles, au 1er régiment d’Infanterie colonia le pour faire son service militaire, qu’il accomplira à Aïn Sefra (Sahara algérien alors français). Le mouvement Jeune nation se caractérisera par un anti-communisme virulent (mise à sac du Parti communiste, alors place Kossuth à Paris, à la suite de l’entrée des chars soviétiques dans Budapest en 1956) ; tout en refusant le « parapluie » américain. À ce titre, il conduira une importante manifestation en 1957 devant l’ambassade des États-Unis à Paris, en raison de livrai sons d’armes américaines aux ennemis de l’armée française, c’est-à-dire au FLN, par l’intermédiaire de la Tunisie. Jeune nation sera également à la pointe du combat pour le maintien de la présence française en Outre-Mer et, avant tout, pour un changement de régime politique en France.
Le mouvement Jeune nation sera dissout le 15 mai 1958, par le gouvernement Pflimlin, suite aux événements du 13 mai à Alger.
Dès le 5 juillet 1958, il fonde le journal Jeune nation qui rencontre le succès avec des articles signés Henry Coston, Maurice Bardèche, et Jacques Ploncard d’Assac. Le « NON » au référendum de Charles De Gaulle sur la constitution de la Ve République y est ardemment préconisé.
Le 6 janvier 1959, moins de neuf mois après la dissolution du mouvement Jeune nation, Pierre Sidos fonde le Parti nationaliste. Le 6 février, un meeting organisé par ce nouveau parti compte plusieurs milliers de participants. Dans son discours, Pierre Sidos y réclame « la séparation de la synagogue et de l’État ». C’en est trop pour le pouvoir : à la demande de Jacques Soustelle, ministre de l’Information et de Michel Debré, Premier ministre, le président de la République Charles De Gaulle interdit le Parti natio naliste le 12 février 1959. Succèdent alors pour Pierre Sidos deux ans et demi de clandestinité (du 24 janvier 1960, jour des barricades d’Alger, au 5 juillet 1962) où il combat pour que l’Algérie reste française. Il y soutiendra le soulèvement militaire d’Alger (21 avril 1961) et les actions menées par Jean-Marie Bastien-Thiry.
Le 5 juillet 1962, il est arrêté par la police et transféré à la prison de la Santé le 14 juillet 1962. Après cinq procès dont deux pour « atteinte à la sûreté de l’État », il sortira de prison le 18 juin 1963.

Pourquoi l’effigie de Saint-Martin :
Saint-Martin (6) recadrée
La création d’association ayant était décidée le jour de la Saint-Martin, 11 novembre 2013; ce qui nous reporte directement à la « charité d’Amiens » qui rappelle la fois où Martin, légionnaire romain, coupa la moitié de son manteau pour habiller un pauvre homme qui avait très froid. Lui offrant précisément la moitié, car l’autre moitié était restée impayée et appartenait donc à la Légion.
Le partage est une vieille valeur chrétienne de notre France.
Voilà les raisons pour lesquelles la Direction a choisi l’effigie de Saint-Martin comme emblème d’association.